Attaques de génisses en Valais: les analyses génétiques confirment la présence du loup


Les génisses morte et blessée, retrouvées fin juillet sur l’alpage du Scex, dans le Valais central, ont été attaquées par au moins un loup de souche italienne. Par ailleurs, les moutons tués, au début juillet, sur l’alpage voisin de Varneralp ont été attaqués par un couple de loups. C’est ce que confirment les analyses génétiques du laboratoire de biologie de la Conservation de l’Université de Lausanne.

Le 22 juillet dernier, un cadavre de génisse avait été trouvé à moitié dévoré sur l'alpage du Scex, en Valais. Une seconde attaque sur une génisse a eu lieu dans la nuit du 23 au 24 juillet. L'animal avait pu trouver refuge dans des bâtiments mais avait été sévèrement blessé.

Sur la base de l'avis de la Commission intercantonale pour la gestion des grands prédateurs et compte tenu du fait qu'aucune mesure de protection n'avait fait ses preuves pour les bovins, le canton du Valais a donc autorisé le tir d'un loup, le 3 août dernier. Les analyses d'ADN, financées par l'OFEV, ont donc confirmé qu'il s'agissait bien d'un loup. D'autres analyses sont en cours pour permettre de clarifier l'identité, le sexe et le nombre d'individus.

Un couple de loups sur la Varneralp

Par ailleurs, plusieurs attaques ont eu lieu sur des moutons, entre le 2 et 5 juillet, sur l'alpage voisin de la Varneralp. Six moutons ont été tués et cinq blessés. Auparavant encore, le 22 juin, quatre moutons avaient été tués par un loup sur l'alpage du Scex. Hier, le laboratoire de biologie de la Conservation de l'Université de Lausanne a indiqué que des traces de deux loups différents ont été relevées sur les animaux. Une des bêtes est un loup mâle connu depuis plusieurs années et qui vient des Alpes du Nord-Ouest (cantons de Berne et Fribourg) et l'autre est une femelle repérée l'année dernière dans le Val des Dix (Valais). Pour la première fois, la formation d'un couple sur le territoire suisse est ainsi prouvée. Les analyses génétiques détaillées des échantillons prélevés sur les génisses de l'alpage du Scex devraient pouvoir indiquer si ce couple est aussi responsable des attaques sur les génisses, ce qui est très probable.


Une autorisation de tir pour l'alpage du Scex

Sur la base des analyses des morsures et des traces effectuées par les gardes-chasse, et s'appuyant sur le fait que la présence du loup avait été attestée à plusieurs reprises sur l'alpage voisin de Varneralp, la Commission intercantonale pour la gestion des grands prédateurs avait conclut, le 29 juillet, que le loup était clairement responsable de l'attaque sur les génisses. Cette commission avait aussi jugé que le tir d'un loup pouvait être pris en considération afin de réduire les dégâts à venir, compte tenu du fait qu'à fin juillet, aucune mesure de protection n'avait fait ses preuves pour les bovins.

Le canton du Valais a donc autorisé le tir d'un loup, le 3 août dernier. Le programme de protection des troupeaux de l'OFEV a débuté parallèlement un essai de prévention des dégâts en recourant à un berger supplémentaire et trois chiens de protection chargés de garder un petit troupeau de moutons sur l'alpage du Scex, à proximité des bovins.

Analyse d'ADN pour le suivi génétique des loups

Les analyses de l'ADN prélevée sur les cadavres d'animaux ne sont pas imposées par le Plan Loup pour l'octroi d'une autorisation de tir. Ces analyses complexes servent à vérifier le bien-fondé des mesures ainsi qu'au suivi génétique de l'effectif des loups en Suisse. Jusqu'à ce jour, les analyses de laboratoire ont toujours permis de confirmer les décisions de la commission.

 

Communiqué de presse de l'Office fédéral de l'environnement OFEV, 10.08.2010 
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ainsi qu'un interview avec R. Schnidrig: "Die Fortpflanzung von Wölfen soll in unserem Land möglich sein" > Link

 

 

 

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10.08.2010 12:00:00